Avec une augmentation apparemment sans fin des législations, réglementations et bonnes pratiques qui doivent être mises en œuvre dans la gestion des fonds luxembourgeois, les administrateurs indépendants sont confrontés à des exigences plus élevées concernant leurs aptitudes, leurs compétences et leur rôle. Rikard Lundgren, CEO de Steendier, examine sa boule de cristal et suggère que pour répondre à ces demandes croissantes, les directeurs indépendants devront approfondir leur expertise et miser davantage sur la prudence et la protection des meilleurs intérêts des investisseurs. Ne pas le faire pourrait signifier que les critiques de la position dominante du Luxembourg en tant que centre de fonds pourraient gagner du terrain et que la concurrence d'autres juridictions de fonds pourrait augmenter aux dépens du Luxembourg.
Je pense que les directeurs indépendants voudront acquérir une ou deux expertises plus approfondies en matière réglementaire, pour pouvoir poser les bonnes questions et imposer les bonnes exigences aux prestataires de services et aux autres parties prenantes d'un fonds. Il suffit de regarder à quelle vitesse les AML/CFT, RGPD, Cyber Security, LMT (Liquidity Management Tools), et bientôt aussi ESG se sont développés pour voir qu'un conseil d'administration sans sa propre compétence approfondie dans ces domaines sera moins efficace. Il n'est pas irréaliste de s'attendre à ce que chaque directeur indépendant apporte l’un ou deux domaines d'expertise au profit de l'ensemble du conseil d'administration. L'examen des industries non financières, l'examen des compétences apportées par chaque individu, est souvent la façon dont les conseils sont composés. Alors pourquoi pas ceux des fonds ?